La belle au bois dormant
Chroniques livresques

Autour du classique « La Belle au bois Dormant »

Nous connaissons tous l’histoire d’Aurore, cette princesse blonde maudite dès la naissance par une méchante sorcière ouh qu’elle est vilaine : le jour de ses 18 ans, Aurore se piquera le doigt sur le fuseau d’un rouet et mourra (bonjour l’ambiance dans la salle, merci Maléfique). Bon, finalement une de ses fées marraines réussir à limiter la casse en changeant la mort imminente en une grosse sieste centenaire de laquelle sortir Aurore uniquement grâce au baiser d’un prince charmant (bah voyons, peuvent pas nous laisser pioncer tranquille ces mecs ?!).
Enfin bref. J’ai bien évidemment adoré ce film d’animation lorsque j’étais enfant. Aujourd’hui, j’ai pris plaisir à redécouvrir ce conte au travers de deux magnifiques albums que je vous présente ci-après. Bonne lecture !

la belle au bois dormantLa Belle au Bois Dormant
Texte original de Jacob Grimm
Illustré par Sibylle Delacroix
Album Casterman
13.95€ • 2002

Résumé : 
Pour célébrer la naissance de leur fille si longtemps espérée, le roi et la reine organisent un grand banquet où ils ne peuvent toutefois inviter que douze fées. La treizième, pour se venger, déclare alors que dans sa quinzième année, l’enfant se piquera à un fuseau et en mourra. La douzième fée, qui n’avait pas prononcé de vœu, déclare qu’elle s’endormira seulement pour cent ans. Le roi donne alors l’ordre de brûler tous les fuseaux du royaume. Cette précaution suffira-t-elle à sauver la princesse de la malédiction ?

Mon avis :
Quel bonheur de découvrir le texte original de ce conte classique accompagné de cesSibylle Delacroix La Belle au bois dormant magnifiques illustrations ! La langue est très enlevée et certains mots ou tournures de phrases peuvent être difficiles à appréhender pour de jeunes lecteurs. Cependant, la mise en avant de la « vraie » version remet sur le devant de la scène le fait que tout le bois et le château tombent dans un profond sommeil. Pas uniquement la princesse. On s’éloigne alors du duo princesse en détresse / prince héroïque pour s’élever au niveau d’une quête plus universelle : sauvez tout le monde de l’immobilisme et du sommeil.
Concernant les illustrations, l’utilisation de la peinture apporte une grande douceur et de profondes nuances à l’image. Le texte se fond dans les doubles pages, ce qui permet d’en faire plus ou moins abstraction (pratique lorsqu’on raconte l’histoire à un tout-petit 🙂 ). En bref, j’ai beaucoup apprécié ce feuilletage !

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Couv-Le-bois-dormait-620x704Le Bois dormait
Ecrit et illustré par Rébecca Dautremer
Editions Sarbacane
18€ • 2016

Résumé :
Deux personnages, dont l’un semble un prince, s’engagent sur un chemin. Ils bavardent, remarquent un papillon, une grenouille, un lièvre, un éléphant… un cavalier – tous endormis. Pénétrant dans les faubourgs d’une ville, ils découvrent cette fois un enfant sur une balançoire, tout un orchestre et plus loin un balayeur, deux boxeurs, un roi et une reine – guère plus éveillés.

Mon avis :
Alors ici, gros coup de cœur ! Déjà, je suis une fan inconditionnelle du travail de Rébecca Dautremer (notamment pour ses illustrations des livres Princesses oubliées ou inconnues aux éditions Gautier-Languereau). On a entre les mains une magnifique ré-écriture de La Belle au Bois dormant. Et ce qui est fabuleux, c’est qu’on en prend conscience au fur et à mesure de la lecture. Je m’explique. On ouvre le livre sur deux personnages crayonnés qui nous invitent à les suivre.

Image associée
Copyright : Le Bois dormait, Rebecca Dautremer, Sarbacane, 2016

Ils rencontrent un papillon, un éléphant, puis entrent dans une ville qui pourrait être une petite bourgade de campagne d’aujourd’hui, complètement endormie. Musiciens, boxeurs, balayeurs, tous roupillent et ont sur leur visage un air apaisé. Finalement, on découvre la princesse, qui est en fait une fleuriste, dans une

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Copyright : Le Bois dormait, Rebecca Dautremer, Sarbacane, 2016

mise en scène juste fabuleuse (cf ci-contre). Et durant tout ce périple, les codes et l’univers du conte original nous sont sous-entendus, soufflés par des détails : on est loin du cadre médiéval initial mais on sent le merveilleux. Le « réveil » est très symbolique, car le personnage du prince qui était l’un des guides crayonnés rentre dans l’illustration colorée, se met au diapason de ce monde endormi pour le réveiller… et la dernière page nous montre tous les personnages réveillés, dynamique et.. crayonnés.

Une bien jolie découverte plein d’humour, de poésie et d’une beauté à couper le souffle !

Et voilà pour ces deux albums sur La Belle au Bois dormant !
Si ce genre de réinterprétation des classiques vous intéressent, vous pouvez retrouver ma chronique sur La Belle et la Bête de David Sala ici.

Bonus : saviez-vous que la princesse Disney ayant le moins de lignes de dialogue est Aurore ? Avec 18 répliques (seulement !) elle arrive quand même à emballer prince Philippe. Bien ouèj Princesse !
giphy (3)

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