The revolution of Ivy – Amy Engel

ATTENTION, CERTAINS PASSAGES DE CETTE CHRONIQUE CONTIENNENT DES SPOILERS
Mais comme je suis d’humeur magnanime, je les dissimulerai ❤
Retrouvez mon avis sur le tome 1 ici.
Bonne lecture !

 

The-revolution-of-ivy les mots darva
The revolution of Ivy
Amy Engel
Editions Lumen
15€

Résumé (SPOILER, surlignez pour lire) :
J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.

Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix: dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

coup de coeur

Mon avis :
Concernant mon expérience de lecture, je dois avouer qu’après l’immeeeense coup de coeur vécu au travers du tome 1, The Revolution of Ivy m’a fait une grosse frayeur. La première partie du roman est assez lente, car l’intrigue nous amène à nous retrouve véritablement seul avec Ivy. Et qui dit personnage unique dit focalisation intense sur ses pensées, ses doutes et autres divagations de l’esprit. Et franchement, j’ai eu peur de me lasser. Vraiment. Je trouve cette première partie de roman nécessaire, car il se trouve que la prise de recul du personnage sur le choix qu’elle a pris à la fin du tome 1 est importante pour la suite du récit. Mais cette introspection a duré beaucoup trop longtemps à mon goût. Mais la suite du récit m’a emportée, au travers de beaucoup de retournements de situation, de (ré)apparition de personnages et de la portée symbolique de leurs actions. Si ce deuxième tome n’est pas un coup de cœur à la hauteur du premier, il reste une merveilleuse lecture et clôt avec brio cette duologie post-apocalyptique.

Afin de préserver vous jolies cervelles de tout spoil éventuel, et donc vous laisser découvrir l’histoire par vous même, je vais juste soulever les points qui me paraissent TROP STYLÉS DE OUF pour vous donner envie de lire cette dystopie MEGA GÉNIAAALE !

1. Une quête d’identité

« Le courage, c’est en partie reconnaître sa propre culpabilité. »

« Ai-je la force de vraiment vivre ? »

Si dans le tome 1, le personnage d’Ivy de caractérisait par rapport à sa relation avec Bishop, au début du tome 2 elle se retrouve davantage face à elle-même, et doit apprendre à vivre avec les conséquences de ses actes. On suit tout son cheminement, et même si j’ai trouvé ça un peu long, c’est nécessaire à l’intrigue et dans l’ensemble très bien mené ! Elle apprend à ressentir, à lâcher prise et à vivre/survivre, et c’est intense à lire.

2. Un récit en deux parties : entre devoir et préservation
Dans ce deuxième tome, Ivy a un goût d’inachevé suite à sa décision de la fin du tome 1. Et tout le livre s’articule autour de ce besoin de fuir son ancienne vie, et celui de terminer ce qu’elle a commencé, de rendre un peu de justice à son monde, à sa ville, d’une manière ou d’une autre, quitte à se mettre en danger et y laisser sa peau. Là encore, et comme dans le premier tome, les dimensions de loyauté et de conviction sont mises en avant de manière sublime, parfois brutale mais toujours juste et équilibrée.
SPOIL : cette scène finale entre les deux pères, on en parle ? D’une violence inouïe, elle a quand même une beauté sous-jacente et est empreinte de soulagement.. J’ai vraiment eu des frissons en lisant ces pages.. oui oui.

3. La relation entre les personnages, clé de voûte du roman
ATTENTION CA VA SPOILER ! Ne lisez que si vous avez lu ce livre 🙂
Genre, vraiment.
Je vous aurais prévenu.e.s
Ce que j’ai beaucoup aimé dans The Revolution of Ivy, c’est que d’autres personnages entrent en compte. Si dans le premier tome on se focalisait uniquement sur le couple Ivy/Bishop, ici Ivy découvre l’amitié, la haine, la crainte et la confiance. Les personnages de Ash et Caleb sont supers attachants et très bien traités ! Ash est la sœur qu’Ivy n’a jamais connue en Callie (d’ailleurs, Ivy finit par tuer Callie, celle qui la manipulait depuis le début, son modèle malsain, celle de qui elle doit se libérer pour prendre son indépendance… COUCOU FREUD !)
Avec Ash et Caleb, Ivy apprend réellement à aimer et être aimée pour ce qu’elle est réellement. Ils ne la ménagent pas, mais tiennent énormément à elle, la protège, et la respectent. Je trouve que cette phrase d’Ash résume parfaitement ce sentiment qu’Ivy apprend à apprivoiser :

« L’amour, c’est vache, non ? (Ses traits se sont adoucis et son regard s’est fait plus chaleureux.) On ne cesse pas d’aimer juste parce qu’on est déçu par quelqu’un. »

Et enfin, la relation entre Ivy et Bishop est juste à tomber.. Il la pousse dans ses derniers retranchements, la force à se livrer pour lui permettre de se libérer. Ce qu’elle accepte de faire. Le couple s’unit alors sous le signe de l’amour, d’un consentement mutuel, et non pas d’un mariage arrangé. Et PUTAIN c’est BEAU !

« Aimer quelqu’un sera toujours comme voler : le saut impensable, la peur de tomber, l’exhalation qui fait gonfler le cœur… Tout reste dans le domaine de l’impossible jusqu’au moment où ça cesse de l’être, et où on s’élance simplement parce qu’on a confiance, à une altitude qui dépend entièrement d’un élément impossible à contrôler. » Ivy

Voualaaaa encore une trop longue chronique, je pourrais continuer des heures, mais je vais m’arrêter ici. J’espère vous avoir donné envie de vous plonger dans cette dystopie 🙂

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