PHOBOS² – Victor Dixen

1798108-gfTitre : Phobos²

Auteur : Victor Dixen
Editions Robert Laffont, Collection R
17,90€ – 2015

…….. lecture mitigée les mots d'arva

Univers : xxxxx
Personnages : xxxxx
Intrigue : xxxxx
Ecriture : xxxxx


R é s u m é
ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis. Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour. Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.


 Attention, il est fortement conseillé d’avoir lu le tome 1 avant de lire cette chronique !
Cette chronique n’engage que moi et n’a pas pour but de vous décourager à lire ce livre qui a somme toute quelques qualités 🙂
Vous pouvez retrouver mon avis sur le tome 1 ici.

La couverture du tome 4 a été révélée hier, et je dois dire qu’elle est plutôt pas mal !
Sortie prévue le 23 novembre !
Couverture du livre : Phobos, Tome 4 : Horizons
Mais… il y a un mais…

Encore une fois, mes impressions sont assez mitigées. Dans ce deuxième tome de la saga, les prétendants arrivent enfin dans l’orbite de Mars, et s’apprêtent à se rencontrer en chair et en os. Léonor et ses compagnons ont réussi à s’assurer de leur fragile sécurité en liant un pacte avec Séléna, la directrice ambitieuse et manipulatrice du programme Genesis. C’est tout ce que je peux vous dire pour le moment, à la fois pour éviter le spoil, mais également parce qu’objectivement, je n’ai pas trouvé qu’il se passait beaucoup de choses dans ce tome (comme dans le précédent, finalement).

Du point de vue des personnages (les 12 prétendants), on tient le bon (et seul ?) point positif de ce roman. Le développement de leur caractère respectif prend du temps mais reste crédible et maîtrisé, quoi que parfois un peu gnan-gnan. Mais bon, on est dans une romance SF adolescente donc c’est cohérent avec la promesse de la saga. J’ai beaucoup aimé la manière dont Léonor a pris le lead de cette équipe de jeunes gens, mais aussi comment ses coéquipiers ont grandi et se sont affirmés. Une belle réussite d’écriture qui n’a tout de même pas réussi à gommer les points horripilants de cette lecture.

Ça m’embête de le dire, mais oui, je me suis clairement ennuyée pendant la majeure partie du livre. Le système de champs/contre champs ralentit énormément le développement de l’intrigue, et les passages sur Terre, du côté de Séléna McBee ou d’Andrew et Harmony, deviennent répétitifs en plus d’être lents. Lecture en diagonale et sautage de pages ont été légion durant ma lecture. Andrew et Harmony sont des ectoplasmes sans caractères. J’ai eu l’impression que l’auteur ne s’est pas forcément donné la peine de travailler ces passages. Ou alors, vu le nombre de personnages à développer, l’entreprise était peut-être trop ambitieuse… Quoi qu’il en soit, pour moi, le roman pourrait très bien (voire mieux) fonctionner sans ces passages qui me font clairement penser à ceux de Frodon dans le film Les Deux Tours (et Dieu sait combien j’aime le Seigneur des Anneaux, tant en livre qu’en film). Et arg ! Y’a pas pire que de s’ennuyer en lisant un bouquin ou en matant un film !

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Enfin bref.. Pour résumer, tous les points qui m’avaient gênée lors de la lecture du premier tome m’ont exaspérée dans le deuxième.

Alors pourquoi continuer, me diriez-vous ?

Parce que, justement, cette saga est construite suivant les codes d’une série télévisée. Certes, la majeure partie des livres ont un schéma similaire, mais là c’est flagrant. C’est-à-dire qu’à la fin de chaque épisode, un énorme retournement de situation survient, laissant le lecteur choqué par ce qu’il vient de lire, et impatient de connaitre la suite. Et que je me suis « fait avoir ». Malgré l’ennui et l’exaspération générés par tout le roman, les 20 dernières pages lancent des bombes tellement énormes que je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « wow il me faut la suite ! ». Et ça me dérange.

Pourquoi ?

Parce que j’ai l’impression d’être menée en bateau. Phobos n’est définitivement pas un coup de cœur, ni même une lecture extra-divertissante. Alors que ça pourrait être une saga que j’affectionne, c’est une lecture sans plus dont les défauts d’écritures et d’intrigue me sautent aux yeux et m’agacent. Je n’arrive pas à m’abandonner à l’histoire, à me laisser porter. Mais j’en viens à « aimer » cette saga à la fin de chaque tome pour ce frisson d’attente qu’elle suscite. Dans le langage « geek », on appelle ça un contenu putaclic, la promesse de quelque chose d’énorme qui n’arrive jamais, ou trèèèèès lentement. Et ce n’est pas ce que je recherche dans mes lectures.

J’ai pris du temps à écrire cette chronique, car je voulais être sûre de mon avis, sûre de pouvoir répondre à la simple question « Alors, tu as aimé ? ». La réponse est finalement non. Je n’ai pas aimé m’ennuyer pendant 450 pages pour avoir une bombe scénaristique balancée sur les 20 dernières. Je n’ai pas aimé sentir des passages écrits uniquement pour faire durer le « suspens » de base très léger.

Attention, je comprends tout à fait que beaucoup de personnes adorent cette saga 😊 Mais de mon côté, je n’adhère pas…

Je ne pense pas continuer cette série. Ou du moins, pas tout de suite. J’ai beaucoup d’autres choses à lire, et je préfère donner leur chance à d’autres livres de ma PAL que me forcer à lire des romans qui, de toute façon, ne plairont pas forcément.

Quand la mayonnaise ne prend pas, il faut savoir le dire aussi !

Et vous, avez-vous un avis négatif sur un livre plébiscité ?