LA FAUCHEUSE

Résultat de recherche d'images pour Titre : La Faucheuse
Titre VO : Scythe
one-shot
– saga
Auteur : Neal Shusterman
Editeur : Robert Laffont, Collection R
Prix : 18,90€
Date de parution : 2016

bonne lecture les mots d'arva

Univers : x x x x x
Intrigue : x x x x x
Personnages : x x x x x
Ecriture : x x x x x


R é s u m é :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

M o n _ a v i s :
Il arrive parfois de tomber sur des romans dont le potentiel est énorme, mais qui frôlent la perfection d’un poil de cul de mouche (excusez l’expression). C’est le cas de La Faucheuse, ce livre qui a fait couler beaucoup d’encre virtuelle et qui est l’un des plus gros coups de cœur de bookstagram. De mon côté, j’ai adoré ma lecture, mais ce n’est pas un coup de cœur. Voici pourquoi !

J’ai énormément apprécié l’intention du roman, qui réside dans la description d’un monde dans lequel l’humanité a conquis la mort grâce au Thunderhead, cette intelligence artificielle ayant une capacité de gestion exceptionnelle : maladie, guerre, réchauffement climatique, plus rien ne menace ni la Terre, ni les hommes, tout est sous contrôle. Tout, sauf la Communauté des faucheurs, ces personnes chargées de réguler la population mondiale en « glanant » les humains suivants des quotas bien précis. Ce système est huilé depuis des siècles. On appréhende au fur et à mesure des pages, à travers les carnets de bords de faucheurs illustres, la nécessité de cette communauté et de sa mission : permettre à l’humanité de renouer avec ce qui fait son essence même, la capacité de mourir.

« Un faucheur, c’est une sorte de mort vivant. Présent dans le monde, mais tenu à l’écart. Le témoins des allées et venues des autres. »

La faucheuse propose une réflexion excellente sur le rapport au pouvoir, portée par une plume remarquable et une intrigue haletante.

Mais lorsque deux jeunes apprentis entrent dans la danse, l’engrenage déraille… Car l’arrivée de Citra et Rowan fait remonter à la surface les incohérences et complots de la communauté des faucheurs.  Les deux adolescents, qui soit dit en passant sont des personnages extrêmement bien travaillés, questionnent sans cesse l’institution à laquelle ils ont été contraints d’appartenir. Un bon faucheur doit savoir rester humble et faire preuve de compassion. Mais tous les faucheurs sont-il faits du même bois ? Ce roman pose la question de la différence qu’on peut faire entre l’atteinte de l’objectif et le chemin qui y mène.
Et l’on voit que les deux côtés peuvent être défendus…

« Le pouvoir est inexorablement infecté par la seule maladie qu’il nous reste encore. Un virus qu’on appelle la nature humaine. Je ne donne pas cher de l’avenir de notre espèce si jamais les faucheurs se mettent à aimer ce qu’ils font. »

Alors pourquoi pas un coup de cœur ?
Parce que, si la portée symbolique du rôle des faucheurs est maîtrisée et complexe, celle de l’intelligence artificielle l’est un peu moins. En effet, j’ai eu l’impression que l’auteur n’est pas allé au bout des choses concernant ce pan de l’intrigue. Et puis mince quoi,  vous commencez à me connaitre avec mon amour de la SF, quand on m’annonce qu’un algorithme a permis à l’humanité de vaincre tous ses maux, j’aimerais bien en savoir plus ! Le sujet a été, pour moi, traité de manière trop superficielle, me donnant l’impression d’une promesse non tenue..

Mais, lorsque je vois que le tome 2 porte le nom de cette dite intelligence artificielle, Thunderhead, je me dis que l’auteur se réservait peut-être pour la suite de l’histoire… 😀

Résultat de recherche d'images pour

à paraître le 15 mars !

En bref, La faucheuse est un très bon tome d’introduction, une excellente lecture de laquelle on sort plein de questions et d’interrogation quant à la suite de cette histoire, mais aussi de celle de l’humanité.
Evidemment, je vous le conseille !

NB : Neal Shusterman sera présent au salon Livre Paris le week-end du 16-18 mars !