LES OMBRES DE JULIA – La fille de la noyée

les ombres de juliaTitre : Les ombres de Julia – La fille de la noyée
one-shot
– saga
Auteur : Catherine Egan
Editeur : Milan
Prix : 16,90€
Date de parution : 7 mars 2018

Lecture mitigée
Univers : x x x x x
Intrigue : x x x x x
Personnages : x x x x x
Ecriture : x x x x x


R é s u m é :
Julia a la capacité inhabituelle de se rendre invisible. Elle ne disparaît pas exactement. Elle recule simplement en un point de l’espace où la plupart des gens ne peuvent plus la percevoir. C’est une capacité dangereuse dans une société qui a interdit toutes les formes de magie et noie les sorcières dans des cérémonies publiques. Mais c’est utile pour un voleur et un espion. Et Julia l’a compris : le crime paye.
Elle est d’ailleurs très bien payée pour infiltrer la grande maison de Mme Och, espionner ses locataires étranges et s’informer sur les transactions suspectes qui s’y déroulent. Julia découvre qu’une sourde menace plane sur toute la maisonnée.
Mais cette découverte va aussi faire basculer son existence. Car elle n’avait pas imaginé que le traître dans la maison puisse être… elle-même.

M o n _ a v i s :
Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement les éditions Milan pour m’avoir permis de découvrir ce roman 🙂

Vous l’aurez compris, mon avis concernant ce roman est assez mitigé. Et cela est principalement dû au fait que j’en attendais peut être un peu trop. On nous avait vendu l’univers comme un monde steampunk, et bien que n’ayant jamais vraiment lu de littérature de ce genre, je dois avouer qu’à part quelques menus détails, je n’ai pas retrouvé l’aspect original auquel je m’attendais. Finalement, ce monde où se croisent sorcières, voleurs, alchimistes et artistes ressemble à beaucoup d’autres, et ce n’est  malheureusement vraiment pas ce qui fait la particularité du roman. C’est dommage car l’intrigue aurait pu nourrir abondamment cet univers dans lequel Julia évolue.

Je n’ai jamais été du genre à trembler devant les ombres.

Julia, c’est le point fort du livre. Héroïne plus ou moins malgré elle, elle survit dans les bas quartiers de Spira entant que voleuse émérite… avec un petit truc en plus : elle peut se cacher entre les mondes, dans cette fine paroi qui sépare notre réalité d’une autre beaucoup plus sombre. Julia est une jeune femme comme on en croise beaucoup : elle doute, rêve, éprouve de la colère et parfois du ressentiment. C’est finalement un personnage très humain, avec ses forces et ses faiblesses, et j’ai vraiment beaucoup apprécié la manière dont elle gérait les situations. Elle se trompe parfois, mais se relève toujours grandie, et ça c’est très joli à lire.
Parce que, oui, la vie n’est pas vraiment très simple lorsqu’on est une espionne. Surtout quand la famille dans laquelle on est en mission fricote avec forces obscures, mafia et corruption politique. Julia se retrouve à jouer sur plusieurs tableaux, et la tension de cette situation est vraiment bien rendue dans l’écriture même du texte, qui est fluide et percutante. Cependant, l’auteure lance plusieurs pistes, notamment concernant la mythologie du monde, qui promettaient d’être très (très) intéressantes, pour finalement les laisser plus ou moins tomber. Elle en dit à la fois trop et pas assez pour susciter l’attente et satisfaire le lecteur. C’est un sentiment assez bizarre.

Je reste donc plutôt mitigée concernant ce livre. J’ai beaucoup aimé Julia et son caractère, mais j’ai trouvé les personnages secondaires assez fades. L’intrigue est bien menée et entraînante, mais pas assez creusée. Et l’univers est crédible, mais pas assez particulier. Je conseille bien entendu cette lecture qui reste divertissante et agréable pour tout passionné de fantasy, même si avec moi ça n’a pas tant accroché que ça 🙂