Shades of Shadows – V.E. Schwab

– EN BREF –
Shades of Shadows // one shot – saga // Tome 2 // V.E. Schwab // Lumen // 16€
Titre VO : A gathering of sadows // Edition lue : VF
Fantasy // Magie // Pirates // Mondes parallèles // Relations

Univers : ♦♦♦♦♦
Ecriture : ♦♦♦♦♦
Personnages : ♦♦♦♦♦
Intrigue : ♦♦♦♦♦

NOTE : 5/5 – Coup de ♥Shades of shadows les mots d'arva.png

Attention, il est fortement conseillé d’avoir lu le premier tome avant de prendre connaissance de cette chronique. Vous pouvez retrouver mon avis sur Shades of magic juste ici !

RÉSUMÉ –

Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…
Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Quatre mois ont passé depuis que la pierre noire est tombée entre les mains de Kell, depuis que le corps de Holland a été envoyé dans le Londres noir en compagnie du talisman maléfique. Lila est partie. Sans mot dire, au bout de trois jours d’épreuves inimaginables, elle a laissé là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Inquiet, le jeune homme affronte des nuits sans repos : assailli de rêves menaçants, il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l’événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche de la cité, ramenant de vieux amis à terre…

Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne doit venir bouleverser l’équilibre de la magie : pour qu’une ville prospère, une autre doit décliner… Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur ! Découvrez Shades of Magic, trilogie unanimement saluée par la critique, signée d’une jeune auteure prodige, V. E. Schwab. Elle y tisse un univers magique d’une grande originalité qu’elle peuple de personnages inoubliables, insolents de panache, pour le plus grand délice de ses nombreux fans.


– EN MOINS BREF –

Enfin, je prends le temps de chroniquer le deuxième tome de cette trilogie qui fait aujourd’hui partie de mes préférées EVER. Et ça tombe bien, puisque le troisième tome sort le 13 septembre aux éditions Lumen ! D’ailleurs, ni une, ni deux, voici la couverture :

BOOM ! Quand je l’ai vue pour la première fois, j’étais un peu déçue. Mais plus je la regarde, plus je l’apprécie, même si les couvertures VO restent mes bébés d’amour.

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Non mais sérieusement regardez moi ces BEAUTEY

Bref. Revenons à nos moutons siouplé. Aujourd’hui, c’est de Shades of Shadows que j’aimerais vous parler. Et il y a beaucoup à dire.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce deuxième tome est superbe, magistral, magique. V.E Schwab a su aller au-delà de l’effet « tome de transition » pour en faire une véritable clé de voûte de la trilogie. À la fois sombre et cynique, on y retrouve tout de même un humour fin et délicat, des relations entre les protagonistes maîtrisées et une intrigue qui se développe sans aucune fausse note dans un univers dément, toujours aussi attrayant, vibrant de magie et de mystères que l’on se délecte de découvrir. J’aime le Londres rouge, et je crains les autres avec une même intensité.

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Posters sur la boutique MoledroCraftCo (Etsy)

La fin du premier tome était pleine d’optimisme. Nous laissions Kell et Lila se dire au revoir, l’un restant au palais, l’autre embrassant pleinement son envie de partir en mer, à la conquête de ce qu’elle est réellement. Et la majeure partie du deuxième tome est, je trouve, dédiée à l’évolution des personnages, le renforcement de leur caractère, de leurs aspirations, et de leurs démons… L’intrigue est l’univers se font supports des personnages, et inversement. Et c’est trop beau !
J’ai tout simplement adoré le personnage de Lila et son évolution, plus encore que la jeune fille intrépide présentée dans le premier tome. Ici, on est en présence d’une âme qui se cherche et qui est décidée à se trouver, d’une aventurière prête à prendre tous les risques pour ses valeurs – ou pour son bon plaisir.

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Lila est une héroïne sans défauts de part ses imperfections, et fait parfaitement écho au personnage de Kell.
Kell, c’est l’electron libre prisonnier de ses devoirs, suffocant, aspirant à plus de liberté, désirant finalement tout ce que Lila peut se permettre de vivre. Je l’aime. D’amour. Vraiment. Sans en dire trop, ce personnage est tout ce qu’on peut attendre d’un héros tourmenté : force de caractère, conscient de ses faiblesses, pas infaillible, mais fort, en proie aux doutes, mais résolu… Et sublimé par ses relations avec les autres personnages comme Lila ou son frère Rhy.
Rhy, c’est la tendresse. La tendresse à l’état pur. Héritier du trône, il doit organiser l’un des plus grands tournois de magiciens, et il prend la tâche très à cœur : devant les autres, il dit que ça l’amuse, que ça l’occupe ; seul face à la glace, c’est pour donner un sens à sa vie, trouver sa place, se montrer digne de son Royaume.
Et puis il y a Alucard. Point. Je vous laisserai le plaisir de le découvrir. C’est à lui de vous raconter sa propre histoire.
Encore une fois, et vous commencez à avoir l’habitude, j’accorde beaucoup d’importance au traitement des personnages dans les romans, et notamment les romans fantasy. Ici, c’est carton plein pour V.E. Schwab qui fait de tous les protagonistes des pierres angulaires de son intrigue.

Parlons-en, de l’intrigue. Elle est à couper le souffle, rythmée avec brio alternant entre les différents points de vue des personnages qui finissent par ne former plus qu’un. Et, bien entendu, on termine complètement démunis lorsque la dernière page se tourne et que le livre se ferme.
NON MAIS C’EST QUOI CE CLIFFHANGER ?!
JE PEUX PAS SURVIVRE À TANT DE PRESSION PSYCHOLOGIQUE LÀÀÀÀÀ !!
Ok, ok, je respire…

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J’étais.. ouai, démunie, à bout de souffle, perdue, encore entourée de magie à la fois sombre et lumineuse… Shades of Shadows est une montée en puissance progressive de la tension et d’une menace latente, inconnue, sournoise, pour finalement atteindre une apothéose comme je n’en ai jamais lu. Ce n’est pas la fin à retournement de situation qui arrive de nulle part dans les 20 dernières pages. Non. Tu la sens venir progressivement, tu l’appréhendes, la repousse, mais elle est là, inéluctable, la fin qui te brise le cœur tout en te laissant une lueur d’espoir. Et donc, on est en avril, et tu n’as pas encore de date définitive pour le tome 3. Alors tu paniques, tu te rues sur book depository, et tu commandes le tome 3 en VO (harback, bien sûr, et avec le 1 et le 2 aussi sinon ça fait moche dans ta bibli et il faut pas faire les choses à moitié). Aujourd’hui, je suis à la moitié de l’ultime tome, et je peux déjà vous dire, cher.e.s ami.e.s, que Shades of light (aka A Conjuring of light) est le meilleur opus de cette série.

Tout est parfait dans cette trilogie, et c’est peut-être son seul défaut. Je me languis que vous puissiez lire le tome 3 en français, j’espère que vous avez déjà lu le tome 1 et 2, et si ce n’est pas le cas, je vous invite à vous laisser envoûter par la plume de V.E. Schwab. Vraiment.


Best quotes
« Tu sais ce qui te rend faible ? Tu n’as jamais été contraint de te montrer fort. De faire des efforts. De te battre. Et certainement pas pour survivre. »

« On a dû te faire bien du mal pour que tu considères l’amitié et l’amour comme des armes plutôt que des boucliers. »

« Force et faiblesse sont intimement liées, avait alors déclaré l’Aven Essen. Elles se ressemblent tellement qu’on les confond souvent, comme on confond magie et pouvoir. »

« Tout le monde croit que je veux mourir, n’est-ce pas ? Mais c’est faux. Il est facile de mourir. Moi, je veux vivre, mais se rapprocher de la mort est le seul moyen de se sentir vivant. Et une fois qu’on y arrive, on se rend compte qu’avant, on ne vivait pas vraiment. On se contentait de survivre. »

« Les gens disaient toujours que le pire était d’attendre, et Lila était d’accord. A tel point, en fait, qu’elle attendait rarement quoi que ce soit. L’attente laissait trop de place aux questions, au doute, et affaiblissait la détermination. »