Lettre ouverte à 2020

2020.

Par où commencer. Tu as été tellement chaotique, à tout point de vue. Tu m’en as fait voir de toutes les couleurs, et pas des plus lumineuses. On s’était dit qu’on ferait de grandes choses, toutes les deux. T’as mal lu le memo ? Non parce que…

Tu m’as servi une pandémie mondiale sans notice d’utilisation.
Tu m’as privée d’un printemps radieux et d’un automne en bord de Seine.
Tu m’as apporté un burn out et le début de dépression qui l’accompagne.
Des nouvelles toujours plus mauvaises de la planète Terre et de la folie des hommes qui l’habitent, qui l’abîment, qui s’abîment.
J’aborde ta fin avec un soulagement non dissimulé. J’ai l’impression de te dire au revoir sans jamais t’avoir vraiment rencontrée. Tu te termines dans quelques jours, et j’ai hâte de t’avoir derrière moi, toi et toutes tes promesses non tenues. Tu as été trop bruyante de violences et de noirceurs sans jamais prendre le temps d’écouter. Va te faire voir.

Attends.

Attends un peu.

Tu es toujours là ?

2020.

Tu as commencé avec l’arrivée de Sherlock dans ma vie. Mon petit chat, mon bibou. Tu n’aurais pas pu mieux faire de ce côté-là. Merci.
Tu as mis sur mis sur mon chemin la sorcière. Des sorcières, qui m’ont aidée à voir la lumière quand tu me plongeais dans les ténèbres. Merci.
Tu as éloigné la maladie de mes proches. Merci.
Tu m’as donné l’impulsion de changer de voie, de retrouver un travail, ouvrant mon champs des possibles alors que tes jours s’achèvent. Merci.
Tu as changé mon regard sur mes complexes, les effaçant, un peu. Merci.
Tu m’as appris à m’écouter, et à me faire entendre. Merci.
Tu m’as montré (de manière un peu violente, certes) qu’avoir des moments avec soi-même ne signifiait pas être abandonnée par son monde, mais s’abandonner au sien. Merci.
Tu m’as foutu tant de claques dans la tronche, mais je me rends compte aujourd’hui que c’était pour mieux me prouver que j’avais la force de rendre la pareille, de me relever, et d’avancer.

Alors, au revoir 2020. Toi qui n’as pas fait dans la demi-mesure. Toi qui m’as plongé la tête sous l’eau sans concession, tout en redonnant un souffle puissant à ma vie.
Tu as été l’une des années les plus dures. En un sens, ça te rend unique. Et j’espère que tu seras la seule de ton acabit à se présenter sur le pas de ma porte. Sinon, compte sur moi pour botter le cul à toutes tes copines.

2020.
Tu m’as épuisée.
Va te faire voir.
Merci pour presque tout.
Salut.

Alix

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